Restaurant littéraire–Literarisches restaurant, texte & illustrations de Jan Voss




La Pierre d’Alun a le grand plaisir de vous annoncer une coédition bilingue avec la Galerie Sonia Zannettacci à Genève, Suisse, dans sa collection La Petite Pierre du vingt-deuxième livre, en 3 couleurs, Restaurant littéraire–Literarisches restaurant, texte & illustrations de Jan Voss.
Cet ouvrage tête-bêche bilingue français allemand de 128 pages, au format 11 x 14 cm, est tiré à 750 exemplaires vendus au prix unitaire de 20 euros. Vingt-cinq premiers exemplaires de tête, sous étui, signés et numérotés de 1 à 25 par l’auteur sont accompagnés d’un dessin original de Jan Voss. Ils sont vendus au prix unitaire de 125 euros. Tous les frais de port en Belgique sont offerts.

Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles.

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Gala Bryand, textes socio-politiques de Jacques Villeglé







La Pierre d’Alun a le grand plaisir, à l’occasion du 70e anniversaire de la première rencontre de Jacques Villeglé avec Camille Bryen de vous annoncer, la parution dans sa collection La Petite Pierre du vingt-cinquième livre, entièrement en couleur, Gala Bryand, textes socio-politiques de Jacques Villeglé.
Cet ouvrage de 64 pages, au format 11 x 14 cm, est tiré à 500 exemplaires vendus au prix unitaire de 15 euros. Trente-cinq premiers exemplaires de tête, sous étui, signés et numérotés de 1 à 35 par l’artiste sont accompagnés d’un tirage pigmentaire. Ils sont vendus au prix unitaire de 100 euros.

Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles.

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Invitation de Patrick Derom

le 20 novembre 2018 de 19 h à 20 heures à une séance de dédicaces de Gala Bryand,
à l’occasion du 70e anniversaire de la première rencontre de Jacques Villeglé avec Camille Bryen,

Patrick Derom Gallery – 1 rue aux Laines – 1000 Bruxelles - + 32 2 514 08 82

Nathalie Amand et Caroline Lamarche, on en parle... (merci Guy Gilsoul)


L’œuvre de la semaine
Guy Gilsoul
Promenons-nous dans les bois tant que…..
Il faut avoir vu (et dégusté) la saveur surréaliste des collages de Nathalie Amand (°1968) pour mieux se perdre dans les forêts de montagnes que la photographe nous propose. Le regard chute plus qu’il ne s’aventure. Pas de chemin tracé, pas d’horizon. La sérénité du marcheur et l’émerveillement du botaniste font place aux imaginaires des bois et des futaies. Dans ces forets de Haute Savoie dans lesquelles la photographe se perd, les troncs sont recouverts de mousses et de lichens et les branches reliées entre elles par des vapeurs arachnéennes, masquent le sol. Le côté fantastique élève la voix et comme le suggérait le peintre allemand Friedrich, c’est bien l’oeil intérieur qui se mesure ici aux pouvoirs de la rétine et de la raison. Romantique alors Nathalie Amand ? Sans aucun doute, mais sur ce tremplin, elle vit, l’appareil en bandoulière, ce que Max Ernst désignait comme la vocation de l’homme : « se délivrer de sa cécité ». Le hasard sera donc convoqué et de même le temps afin que vienne le mystère. Choisissant des temps de pose assez long (dix secondes), Nathalie Amand, avec la complicité d’un flux de lumière, provoque des zones d’apparition qui ne sont pas sans évoquer les spectres et autres auras de la photographie spirite. Quand, au contraire, le jour s’accroche et ricoche en gris gommant les contours et les profondeurs, il crée, comme ici, un lieu indéfini dont on pourrait trouver des équivalences dans le procédé du frottage.  Notons que l’exposition donne lieu à la publication, aux éditions de la Pierre d’Alun de « Papiers collants » associant les collages de l’artiste et un texte de Caroline Lamarche.
Bruxelles, Le Salon d’art. 81, rue de l’Hôtel des Monnaies. Jusqu’au 20 octobre. Du Me au Ve de 14h à 18h30, sa de 9h30 à 12h et de 14h à 18h. www.lesalondart.be

Maîtres nageurs de Jean-Luc Outers & Simon Outers




La Pierre d’Alun a le grand plaisir de vous annoncer, la parution dans sa collection La Petite Pierre du vingt-troisième livre, entièrement en couleur, Maîtres nageurs, texte inédit de Jean-Luc Outers, illustrations de Simon Outers.
Cet ouvrage de 64 pages, au format 11 x 14 cm, est tiré à 500 exemplaires vendus au prix unitaire de 15 euros. Vingt-cinq premiers exemplaires de tête, sous étui, signés et numérotés de 1 à 25 par les auteurs sont accompagnés d’une gravure originale de Simon Outers.

Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles.

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Papier-collants, Caroline Lamarche & Nathalie Amand




La Pierre d’Alun a le grand plaisir de vous annoncer, la parution dans sa collection La Petite Pierre du vingt-quatrième livre, entièrement en couleur, Papier-collants, textes inédits de Caroline Lamarche, illustrations de Nathalie Amand.
Cet ouvrage de 64 pages, au format 11 x 14 cm, est tiré à 500 exemplaires vendus au prix unitaire de 15 euros. Vingt-cinq premiers exemplaires de tête, sous étui, signés et numérotés de 1 à 25 par les auteures sont accompagnés d’un collage original de Nathalie Amand. Ils sont vendus au prix unitaire de 95 euros.

Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Papier-collants

Papiers collés ou collants de papier ? S’il est ici question de collages, il est aussi question d’un érotisme subtil qui s’épanouit pleinement dans les contraintes d’un exercice de style à la manière des blasons. Antidote à l’éternel retour d’une guerre des sexes idéologique, loin d’un (im) moralisme confit en prétention, le morcellement du corps féminin renoue ici avec l’émerveillement et le plaisir. Il y règne une subversion que l’on hésitera à qualifier de « douce » dès lors qu’elle conjugue le trouble et la beauté, la jouissance et la rigueur clinique, la docilité et l’impertinence, en cela complice des ruses inépuisables du désir. Un jeu intemporel, revisité en ces pages par des trouvailles alliant rigueur et fantaisie, entre motifs anatomiques, animaux, floraux, typographiques, et les mots qui les accompagnent. 
Caroline Lamarche

en deçà des apparences

Les images réalisées par Nathalie Amand nous offrent une série de tableaux dans lesquels les cours d’eau concernés servent de fil conducteur à un travail orienté vers le mystère et la recherche de la lumière. C’est une démarche à la fois spirituelle et sensorielle qui nous renvoie tout à la fois à l’essence de l’acte photographique et plus simplement à sa capacité de « révéler » la part visible de l’invisible.
Le mystère : il est partout, quasi impalpable, parfois suggéré, rarement révélé. Il faut se donner la peine d’entrer dans l’image et se laisser piéger par le dédale végétal qui s’offre au regard. La luxuriance, quasi animale, ou pour le moins sensuelle, nous invite à la perdition. L’eau est évidemment présente, non pas dans l’élégance des courbes qu’elle dessine au hasard des variations géologiques, mais dans l’interpénétration des éléments : terre, eau, air. Le minéral et le vivant se mêlent et s’étreignent dans les soubresauts telluriques dont chaque image semble être la métaphore. Vie, mort et métamorphoses dont procèdent les cycles de la nature…
La démarche de l’artiste serait-elle romantique ? Car ici le mystère qui se dégage est imprégné des petites peurs et des grandes joies que ressent le voyageur quand l’immensité sylvestre semble se refermer sur lui. Avec la sensation d’être englouti par la nature matricielle, par la nature femelle… Disparaître pour être ! 
C’est l’esprit « Wanderer » que l’on retrouve dans les tableaux d’un Caspar Friedrich et dans la musique de Schubert. Ainsi, la démarche photographique de Nathalie Amand s’inscrit dans une continuité plastique, celle des paysagistes, tandis que la musicalité des choses et des êtres s’impose, comme jaillissant de l’image.
La lumière : survenant au détour d’un rayon de soleil, elle s’affirme soudain, éclairant la scène photographique jusqu’à l’éblouissement tandis que par contraste, elle souligne le velouté des zones sombres et la profondeur des noirs. Attendue et désirée par une artiste patiente, soumise aux contingences du lieu et de l’heure, totalement disponible, elle se laisse capter en cet instant décisif, unique, irremplaçable. Il y a quelque chose qui relève de l’amour dans cette démarche, tandis que la rencontre quasi surnaturelle de la lumière et du mystère renvoie à une certaine idée du sacré. 
Comme autant de sanctuaires, ces lieux cachés, protégés, qui se révèlent à ceux qui les cherchent et les méritent.
Bruno Lestarquit

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La Pierre d’Alun a 35 ans

La Pierre d’Alun :
35 ans à apparier avec aplomb texte et image

Anne-Lise Remacle
Peu de maisons d’édition peuvent se targuer de trente‑cinq ans de bons et audacieux services. La Pierre d’Alun, sise au 81 de la rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles, a comme particularité non seulement cette pérennité mais ses mariages de (dé)raison entre plasticiens et auteurs.